Liturgie pour le temp ordinaire

AVANT-PROPOS De divers côtés, on nous a demandé de publier les sources de la Liturgie romande, élaborée par la Communauté de travail des c ommissions romandes de liturgie entre 1963 et 1986. La présente publication tente de répondre à cette demande. En disant qu'il s'agit d'une tentative, nous entendons que seul un travail scientifique de lon gu e halei ne pou rr ait don ner plei ne sa tisfa ction . Le s recherches en trep ri ses pou r retrouver les sources des textes qui figurent dans les deux volumes de la Liturgie romande nous ont convaincu que, dans les limites du temps disponible et avec les moyens à notre portée, il était impossible, dans de nombreux c as, d' étab lir les sources premières des pri èr es qui nou s ont ét é tra nsmi ses de gén éra tion en gén éra tion , sou ven t fo rt ement retravaillées. Une rech erch e approfondi e, en ces mati ères, pourrait être du plus haut intérêt. Mais elle devrait se limiter à certain s chapitres ou à telle époque précise, ou encore être menée par plusieurs personnes qui se partagerai ent la tâche. La Liturgie romande étant conçue pour la pratique de l'Eglise, il nous est apparu qu'on pouvait se limiter à ce que nous présentons dans ce fascicule. On pensait ne donner ici que les sources elles -mêmes. Mais on n'a pas tardé à se rendre compte que, sur plusieurs points, des éclaircissements étaient nécessaires sous la forme de brefs développements historiques, ainsi que de répertoires situant les personnes citées, les liturgies ancien nes , et c. Des réf lex ions introductives et conclusives se sont en fin imposées : elles mettent en évidence les « dimensions » et la portée de la vie liturgique de l'Eglise. Ce fascicule montre comment la Liturgie romande est branchée sur la prière séculaire de l'Eglise. Il va de soi que nous avons puisé avant tout dans notre tradition cultuelle réformée, notamment francophone, tant ancienne que récente. Les liturgies propres à chacune de nos Eglises (Neuchât el 1905 , Genève 1945, Berne francophone 1955 et Vaud 1940 et 1963) sont toutes épuisées. Il s'imposait d'y recueillir les textes majeurs pour conserver un patrimoine qui ne doit pas se perdre et pour créer ainsi une liturgie où l'apport de chacune de nos quatre Eglises soit représenté. Solidaires des Eglises réformées alémaniques, nous avons pu reprendre de leurs liturgies de nombreux textes de valeur. Les liturgies presbytériennes et congrégationalistes an glophones nous ont enfin livré un e rich e moisson de prière s remarquables. En second lieu, il s'imposait de « ressourcer » notre vie liturgique dans le trésor de l'Eglise ancienne et dans la tradition latine d'Occident qui nous appartient au même titre qu'à nos frères lu th érien s, an glica ns et roma in s. En pui sant d ans les nombreuses vers ion s de textes anci ens, nous en avons très souvent reformulé l'én oncé, qu elqu efois en nous fondant sur les traductions allemandes et anglaises, lorsque celles -ci semblaient particulièrement dignes d'intérêt. Nous avons au ss i voulu en ri chir le cult e de nos Eglises réformées romandes pa r de s emprunts faits à d'autres confessions. Là, nous sommes redevables notamment à nos frères 5

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